Notre génération, d’autres aspirations

Mel · juillet 25, 2016 · société · 0 comments

Ecole, travail, retraite ? ou mange, prie, aime ?

Je veux viiiiiiivre iiiiiiivvvre !! non je ne veux pas vous parler du titre de 2003 de Faudel, alors prince du Raï, mais bien de cette aspiration à faire de la période entre ma naissance et ma mort, quelquechose qui me fasse sentir exister. Qui rêve de se définir juste par une case à cocher à l’instant T :  étudiante, employée, retraitée ? Pour ma part, je veux être la JK Rowling de mes tomes d’Harry Potter…ok, pas sûre de la comparaison mais vous l’aurez compris : je veux être l’auteur de ma grande aventure rythmée de grands succès, de rencontres magiques et parfois de périodes plus sombres – bah oui on peut pas dire qu’Harry l’ait eu facile non plus mais il a appris des épreuves et en est devenu plus fort ! En tout cas, je crois que JK a su pleinement faire VIVRE son personnage (nooon pas la forêt interdiite Harry…son nom le dit que ca sent le roussi!!!)

Ce que je veux dire c’est que l’on peut décider que la vie ne soit pas juste une succession d’étapes comme passer son bac, obtenir un diplôme puis négocier son temps de vie avec une entreprise en échange de chiffres sur un compte qu’on nous incitera à dépenser aussitôt. J’aime à penser que la vie c’est bien plus que ça, je VEUX plus que ca.  Alors c’est sûr que ces réflexions me sont possibles car mon quotidien ne ressemble pas à une mission de survie dans un pays en guerre ou à une lutte pour manger 3 fois/jour, soyons honnête, mais tout de même, je ressens bien cette vague à travers le monde de cette attente de ce quelque chose en plus de la vie…et non, je ne parle pas d’avoir le dernier Iphone.

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Trouver du sens

Ce truc en plus est bien résumé dans le docu “en quête de sens” de Nathanäel Coste et Marc de la Ménardière, que je vous conseille d’ailleurs. On y parle de l’envie de cette génération “tour du monde” de comprendre pourquoi elle est là et de sa remise en question de l’ordre établi depuis des décennies.

 

 

 

Cet ordre, ou légende urbaine capitaliste qui dit que, pour être heureux, tu dois travailler sans cesse, gagner beaucoup d’argent et t’acheter plein de trucs en te faisant oublier tes rêves au passage, a montré ses limites. Orelsan illustre d’ailleurs bien ce système qui marche pas mal sur la tête dans une de ses chansons: « T’as besoin d’une voiture pour aller travailler, tu travailles pour rembourser la voiture que tu viens d’acheter »…un système vidé de sens qui te piège et te fait passer à côté de ta vie.

Cette quête de sens je la remarque aussi dans l’exil de la jeunesse qui parcoure le monde pour trouver sa place, sa raison d’être et tout simplement profiter du moment présent. Le voyage est une de ces expériences qui selon moi, participe au développement de l’être humain et l’aide à se découvrir véritablement tout en comprenant mieux l’environnement global dans lequel il évolue. 

Côté travail, notre approche est aussi différente. Notre génération n’est pas moins travailleuse, comme je l’entends parfois dire, au contraire, mais elle n’est pas prête à tout sacrifier.  Alors, travailler, OUI, mais ne faire que cela, ne penser qu’à l’argent ou détester sa boite et son patron mais rester quand même , NON! C’est ainsi que l’on voit apparaître une envie de mieux concilier vie pro et perso, de combiner carrière et engagement sociétal et avec ca un modèle de business alternatif comme l’entrepreneuriat social…(on s’en reparlera !)

 

Ralentir, prendre du recul, apprécier

Il parait que cette envie de profiter de la vie vous frappe quand vous réalisez que vous n’en avez qu’une…un peu comme un malade qui survit à son cancer ou une personne qui réchappe à un accident de voiture. Vous trouvez pas ca triste qu’il nous faille une raison tragique pour s’en rendre compte et savoir apprécier ?

Dans une société qui va à 1000 à l’heure, oser ralentir, prendre du recul et apprécier le moment présent est un luxe qu’il est nécessaire de prendre. Ralentir  permet  d’abord de se poser les vraies questions comme « Qu’est-ce qui me fait vibrer ? » ou « What the F.. am i doing here ? » ca permet aussi de savoir si oui ou non on vit en mode “automatique”une journée après l’autre et si on est en train de laisser filer la vie entre nos doigts sans même prendre la peine de regarder autour de soi. Vivre c’est ne pas attendre toute la semaine d’être enfin au weekend ni traverser son année en apnée pour arriver aux vacances.

Alors penses-y : « A quoi ca sert de préparer l’avenir si t’oublies de vivre ?  » 

 

Lectures proposées sur ce thème:
Le Why Café, John P Strelecky

 

 

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